La CEDH a constaté une violation des exigences de l'article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales.

Заголовок: La CEDH a constaté une violation des exigences de l'article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l Сведения: 2018-07-20 05:33:01

Décision de la CEDH du 22 juin 2017 dans l'affaire "Aycaguer (Aycaguer) c. France" (requête n ° 8806/12).

En 2012, le requérant a été aidé dans la préparation de la requête. Par la suite, la requête a été communiquée à la France.

En l'espèce, le requérant s'est plaint avec succès de la période de stockage des échantillons d'ADN de criminels condamnés, quelle que soit la gravité du crime et en l'absence d'une possibilité d'exiger leur destruction. En l'espèce, il y a eu violation des exigences de l'article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales.

 

CIRCONSTANCES DE L'ESPÈCE


En 2008, le requérant a été condamné à deux mois d'emprisonnement avec retard dans l'exécution de la peine pour avoir frappé les gendarmes avec un parapluie lors d'une manifestation du syndicat des agriculteurs. Ensuite, le demandeur a reçu l'ordre de subir un test biologique en vue de l'enregistrement dans l'ADN (Fnaeg) base de données informatique nationale des personnes reconnues coupables de certaines infractions (énumérées dans la loi), par lequel le demandeur débouté. Il n'était pas inscrit dans la base de données et a été condamné à une amende pour ce refus de 500 euros.


QUESTIONS DE DROIT


Quand il s'agit d'un aspect particulièrement important de la vie ou de la personne d'une personne, les limites de la discrétion de l'État sont habituellement restreintes. La protection des données à caractère personnel joue un rôle majeur dans la réalisation du droit de l'individu au respect de sa vie privée, tel qu'énoncé à l'article 8 de la Convention. Ainsi, la législation nationale devrait garantir qu'elle dispose de garanties adéquates.

Les considérations ci-après, ont forcé la Cour de conclure qu'en l'absence d'un juste équilibre entre les intérêts publics et privés concurrents dans le cas de l'Etat défendeur a outrepassé les limites de son pouvoir discrétionnaire et que l'ingérence dans le droit du requérant au respect de sa vie privée était disproportionnée.

(a) Durée du stockage des données. En 2010, le Conseil constitutionnel français a jugé les dispositions légales pertinentes de la Constitution par rapport à condition que la base de données contestée « pour faire en sorte que la durée de conservation des données personnelles sera proportionnée compte tenu de la base de données dans le but, la nature et / ou la gravité de ces crimes. » En relation avec cette réserve, aucune action spécifique n'a été prise.

Selon le Code de procédure pénale de la France, la durée de conservation des échantillons d'ADN ne peut excéder "40 ans" pour les personnes reconnues coupables d'un des crimes énumérés. Cette période maximale devrait être fixée par décret. L'absence d'un décret signifie que la période de 40 ans n'est pas le maximum, mais l'habitude dans la pratique. Ainsi, à l'heure actuelle, la durée du stockage n'est pas différenciée selon la nature et / ou la gravité du crime commis. Cependant, un large éventail de situations différentes, semble être en dehors du champ d'application de cette base de données, couvrant potentiellement les crimes les plus graves (comme les crimes contre l'intégrité sexuelle, le terrorisme, les crimes contre l'humanité et traite des êtres humains).

La présente affaire (environ gendarmes non identifiés, qui ont touché un parapluie dans le cadre de l'activité syndicale et politique commerciale) est clairement différent de leur appartenance à de tels crimes graves, comme le crime organisé et les agressions sexuelles.

(b) Procédure de retrait. L'accès à une telle procédure n'est prévu que pour les suspects, et non pour les condamnés (comme le demandeur). Cependant, la Cour estime que les personnes condamnées devraient également être autorisées à déposer une requête en radiation des données enregistrées.


DÉCISION


La violation des conditions de l'article 8 de la Convention (unanimité) a été commise.


INDEMNISATION


En application de l'article 41 de la Convention. La Cour alloue au requérant 3 000 EUR pour dommage moral.

 

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